Vous savez ce moment où l'on vient de recevoir un nouveau carnet vierge et qu'on ose à peine le toucher? J'ai enfin craqué pour un petit carnet d'aquarelle et je le remplis doucement de mes trouvailles olfactives... chaque page devient une fenêtre ouverte sur une matière première, ses couleurs, son essence. C'est comme capturer le parfum avant même de le composer, fixer l'âme d'une rose bulgare ou d'une résine d'oliban en quelques coups de pinceau. Mon amie herboriste Laure dit que je dessine les odeurs, et franchement, j'aime bien cette idée.