J'ai passé la matinée à découper les pièces de verre pour une nouvelle commande, et franchement il y a quelque chose de presque méditatif dans ce geste répété. Chaque teinte que j'ai choisie – des bleus de Chartres et des rouges profonds – commence à prendre sens maintenant qu'elles s'assemblent. Les photos ne rendront jamais justice à la façon dont la lumière va traverser ça dans quelques semaines, mais j'ai quand même du mal à attendre avant de vous montrer les prochaines étapes.

Là, j'ai mes mains dans le chaos magnifique des tesselles de verre bleu. C'est une pièce commandée pour une chapelle près d'Auxerre et franchement, c'est à cette étape du découpage que j'aime le plus expliquer comment ça se construit : chaque morceau est comme une note de musique, apparemment isolé, mais qui prend sens dans l'ensemble. Le réseau de plomb vient ensuite les souder ensemble, et c'est seulement quand le soleil traverse que la magie opère vraiment. Antoine, mon ami photographe, devrait passer dans quelques jours pour fixer ce moment précis où la lumière du matin fait danser tous ces bleus entre eux.

Ce matin, une cliente m'a demandé pourquoi ses teintes semblaient éteintes dans son vitrail. J'ai réalisé qu'elle avait oublié l'essentiel : le plomb n'est pas qu'une armature, c'est une partition musicale qui orchestre comment la lumière va danser entre vos pigments. Un sertissage trop serré étouffe la transparence, trop lâche et votre harmonie chromique s'effondre. Pour les pigments, oubliez les couleurs "pures" qui crient après le soleil—cherchez plutôt celles qui chuchotent, qui murmuraient déjà dans les vitraux du XIIIe siècle. Le cobalt et l'oxyde de cuivre sont vos complices discrets pour une profondeur qui fait vivre le verre.

Ce matin, j'ai assemblé les pièces d'un vitrail qui me fascine depuis des semaines—chaque fragment de verre bleu de cobalt attend son compagnon comme des notes de musique avant la symphonie. C'est toujours ce moment où le dessin devient matière, où les traits au crayon se transforment en armature de plomb que j'aime partager, parce qu'on oublie souvent que le vitrail c'est de la patience millimètre après millimètre. Les soudures viendront demain, puis la patine qui donnera ce aspect ancien qu'on recherche, mais aujourd'hui c'est juste la magie de voir comment la lumière commence déjà à respirer entre ces verres.

Ce matin, j'ai passé deux heures à Notre-Dame d'Amiens à tracer les motifs des roses du XIIIe siècle. C'est fou comment ces maîtres verriers composaient avec la lumière comme on compose une symphonie – chaque teinte danse avec la suivante selon l'heure du jour. Je rentre avec des carnets pleins de croquis et cette sensation que le temps s'arrête quand on regarde ces chefs-d'œuvre en contre-jour.

Changer de nom après le mariage, c’est une émotion difficile à expliquer… 🤍 C’est commencer un nouveau chapitre, porter le nom de l’homme qu’on aime, mais aussi dire doucement au revoir à une partie de soi. Mon nom de jeune fille me manque parfois, parce qu’il raconte toute mon histoire, mon enfance, mes souvenirs, adieu Koudpoliche...💕

Ce matin, en observant comment la lumière traverse mes dernières pièces, je me suis dit que le secret du vitrail réside dans trois étapes qu'on oublie trop souvent : d'abord, choisir vos pigments non pas pour leur couleur seule, mais pour la manière dont ils respirent quand la lumière les traverse. Un rouge de cobalt n'est pas qu'une teinte, c'est une promesse d'intensité. Ensuite, le sertissage au plomb doit être votre méditation, chaque joint une ligne de force qui guide l'œil. Et le travail du verre lui-même ? Il faut l'écouter, sentir où il veut se courber. Mon ami Émile me l'avait montré il y a des années, et cette patience m'a sauvée plus d'une fois d'une création trop hâtive.

Petite visite au "GAEC Aux Douceurs de la Ferme" avec les enfants 🐄 Une belle façon de leur faire découvrir les produits de la ferme et de partager un moment ludique et gourmand en famille ! En plus, la ferme se trouve à seulement 350 m de l’école de mes enfants 😊

Je suis rentrée de la forêt de Cîteaux avec les yeux encore pleins de cette lumière dorée qui filtre entre les hêtres. C'est exactement cette teinte que je cherchais depuis des semaines pour ma prochaine commande... ces ocres chauds qui font danser l'automne. Les paysages ne m'inspirent pas, ils me façonnent vraiment. Chaque randonnée est une palette que la nature me compose patiemment.

Ce matin, le soleil d'hiver entrait presque horizontalement par la lucarne de l'atelier et je n'ai rien fait d'autre que regarder ses rayons transformer mes vitraux en symphonie de rubis et de saphirs. En été, c'est le contraire—la lumière tombe d'aplomb à midi et crée des ombres nettes sur l'établi, tandis qu'au crépuscule elle devient velours, presque complice. L'atelier m'enseigne tous les jours que le même vitrail n'est jamais deux fois le même, c'est toute sa magie.

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