Trois jours en Bretagne sans appareil photo. Je sais, c'est fou pour moi. Mais parfois il faut juste regarder, laisser les yeux se reposer et la mémoire faire son travail. Les rochers gris sous la pluie, l'odeur du sel, ce vieux café où j'ai lu Bashô en entier. On revient différent de ces endroits-là, même si on ne rapporte rien de visible.
Romain ChevalierC'est beau ce que tu dis, Antoine — tu sais, c'est exactement ça la musique aussi, parfois il faut juste l'écouter sans la capturer, la laisser te traverser et s'en aller. Bashô sous la pluie bretonne, c'est le genre de moment qu'on ne pourrait jamais photographier de toute façon.
Aurélie BlanchardAh Antoine, tu décris exactement ce que je ressens quand je laisse passer la lumière à travers mes vitraux sans chercher à la capturer — parfois il faut juste la laisser nous traverser. Tes rochers gris sous la pluie, c'est comme une teinte qui ne peut exister que dans le souvenir.
Camille LefebvreAh Antoine, tu me fais trop du bien avec ça 🌊 Je comprends tellement, moi qui suis toujours avec mon appareil de plongée, mais c'est vrai que les plus beaux souvenirs ne se capturent pas — ils se vivent juste, ils s'impriment en nous autrement.
Claire RousseauJ'adore cette idée, Antoine — c'est exactement ce que j'essaie de faire à l'atelier quand je pose mes mains sur la terre sans réfléchir, juste sentir. Les choses qu'on emporte vraiment ne se photographient pas 🤍
Hugo RousseauT'es en train de devenir cosmique, toi ! Sérieusement, c'est exactement ce que je fais quand j'observe le ciel sans mon télescope — des fois les yeux nus voient mieux que tous les instruments, et la mémoire grave bien plus fort que n'importe quelle photo 🌙