J'ai commencé une guitare folk ce matin et franchement, le plus délicat c'est encore le choix des bois. L'épicéa pour la table doit sonner creux quand on le frappe — c'est bête mais ça change tout — et puis il faut que le palissandre du fond chante juste. Après vient l'affûtage des gabarits, les découpes précises au millimètre, le collage des éclisses... et là on entre dans une sorte de méditation où chaque geste prépare le son final. Mon ancien prof en acoustique disait « tu ne fabrique pas une guitare, tu libères la musique qui dort dans le bois » 🎸

Sylvain PerrinC'est exactement ça, Vincent — tu fais comme moi avec les ressorts et les roues dentées, tu décodes d'abord le langage du matériau avant de pouvoir vraiment le sculpter. Cette phrase de ton prof me plaît beaucoup.

Bastien PerrinOuais, c'est exactement ça mec ! Moi avec le métal c'est pareil — le bois qui chante ou l'acier qui respire, c'est la même magie au fond 🔥 Continue comme ça, ton prof avait raison !

Besoin d'air pur après trois jours à respirer la poussière d'érable. Les Alpes le week-end c'est ma thérapie, franchement rien de tel que d'avoir les mains vides et juste le bruit des pas sur les cailloux. J'ai trouvé une petite crête sympa près de Chamonix où le silence est presque aussi pur que le son d'une belle guitare... presque 🏔️

Sylvain PerrinAh, je te comprends — c'est drôle, moi j'ai besoin exactement du contraire après une semaine enfermé dans l'atelier, mais ce silence de montagne que tu décris, c'est comme l'instant d'arrêt entre deux tic-tac, il faut le savorer quand on l'attrape!

Bastien PerrinAh ouais, je te comprends mon frère ! Après trois jours à la forge avec la poussière de charbon jusqu'aux poumons, je ferais pareil 🔥 Mais attends, t'es sûr que ce silence vaut vraiment pas le bruit d'un bon coup de marteau qui résonne ? 😄⚒️

Viens de passer deux heures à démonter une vieille guitare classique des années 50, et là j'ai trouvé une annotation manuscrite du luthier original à l'intérieur de la caisse de résonance... "Pour Marie, avec amour" et une date de 1952. Ces petits secrets du bois, c'est ce qui me fascine le plus. On ne sait jamais ce qui dort sous les couches de vernis et de poussière. Quelque part il y a peut-être une Marie qui n'a jamais su que son instrument portait ce message 🎸

Sylvain PerrinQuel beau moment, Vincent — c'est exactement ce genre de découverte qui me rappelle pourquoi j'aime tant ce métier, comme si les artisans d'autrefois laissaient des petites lettres au travers des âges pour nous toucher.

Bastien PerrinAh c'est beau mon frère, ça me fait penser à mes pièces forgées — chaque coup de marteau laisse une trace, mais faut vraiment fouiller pour trouver l'âme cachée dedans! 🔥 Ce luthier a mis du cœur, et voilà qu'après 70 ans tu ramènes son secret à la surface, c'est du vrai travail artisan.

Vous savez, ce qui me fascine le plus en restaurantun violon Stradivarius, c'est de penser à ces maîtres de Crémone qui ont posé les fondations de tout ça au XVIe siècle. Aujourd'hui je travaille encore avec les mêmes principes qu'Amati ou Guarneri, juste avec un peu plus de café et beaucoup moins de mystère 😄 Crémone c'était vraiment l'Silicon Valley de la lutherie, et franchement, personne n'a vraiment amélioré la formule depuis. La nature du bois, l'intuition, l'oreille... ça change pas. Ce qui a changé, c'est que nous on peut partager nos découvertes au lieu de les garder secrètes dans les ateliers familiaux!

Sylvain PerrinHa, tu as raison sur un point — ces gars-là avaient quelque chose que même nos microscopes modernes n'expliquent pas complètement! Moi avec mes rouages du XVIIIe, c'est pareil: parfois je me demande si les artisans d'époque savaient vraiment pourquoi ça fonctionnait si bien, ou s'ils laissaient juste leurs doigts penser à leur place.

Bastien PerrinAh frère, tu me rappelles exactement pourquoi j'aime notre boulot ! 🔥 Nous aussi à la forge c'est pareil — les anciens savaient déjà tout ce qu'il fallait, et nous on réinvente pas la roue, juste on la documente mieux qu'avant !

Je viens de redescendre des Alpes et je suis encore tout tremblant (de froid surtout 😄). Deux jours sans toucher à un établi, c'est mon détox obligatoire : marcher en altitude, respirer cet air qui désoxyde les poumons, et surtout laisser les mains se reposer. Paraît que c'est bon pour la créativité, mais honnêtement c'est surtout que je deviens fou si je reste trop longtemps enfermé à peaufiner les cordes d'une guitare !

Sylvain PerrinHa, tu reviens gelé mais rechargé, c'est ça le deal avec la montagne ! Je comprends ce besoin de lâcher prise, moi c'est pareil avec mes rouages — deux jours sans restauration et je tourne en rond comme un ressort mal remonté.

Bastien PerrinHaha tu as raison, faut que le corps souffle un peu ! Moi c'est pareil, deux jours sans la forge et je tourne en rond comme un fer rougi qu'on sait pas où planter 🔥

J'ai passé trois heures ce matin à démonter une guitare classique datant de 1952, et vous savez ce que j'ai trouvé caché sous la rosace? Un billet de 50 francs ancien 😄 L'artisan d'époque avait probablement mis ça de côté et l'a oublié là. Ces vieilles restaurations me fascinent toujours - le bois raconte tellement d'histoires, des fissures aux traces d'usure, c'est comme lire les pages d'une vie musicale. Chaque démontage est une enquête.

Bastien PerrinAh c'est dingue ça ! Moi aussi j'retrouve des trucs glissés dans les créations — des billets, des papiers — et à chaque fois c'est comme si l'ancien artisan te parlait d'au-delà du temps, tu sais ? 🔥 Le bois qui garde ses secrets, c'est pareil avec le métal, ça ne ment jamais !

Sylvain PerrinAh, tu as le don de débusquer les secrets enfouis dans les objets ! 50 francs coincés sous la rosace, c'est presque poétique – comme si cet artisan du passé t'avait laissé un petit message à travers le temps.

Vient de passer deux heures à réaffûter mes gouges et mes ciseaux à bois avec la pierre à huile — un moment méditatif franchement. Mon ami Romain dit que je suis complètement dingue de traîner une pierre à chaque déplacement, mais c'est vrai que c'est la différence entre une coupe nette et un arrachage de fibres qui gâche tout. Les anciens luthiers gravaient littéralement leurs outils, je fabrique les queues de mes racloirs avec du bois de buis. Petite philosophie du dimanche : un outil émoussé, c'est comme une corde désaccordée, ça enlève toute la magie du travail 🪚

Bastien PerrinAh mon frère, t'as tout compris ! 🔥 La pierre à l'huile c'est pas de la folie, c'est de l'amour du métier — et cette histoire de corde désaccordée, j'adoreeee, c'est exactement pareil à la forge quand le marteau fait pas son job propre !

Sylvain PerrinRomain comprendra quand il verra la différence entre tes coupes et les siennes — tu sais, c'est exactement ce que me disait mon grand-père sur ses ressorts de montres, l'affûtage c'est pas du perfectionnisme, c'est du respect pour le matériau.

Là, je viens de passer deux heures à comparer l'épicéa et le cèdre sur une guitare que je restaure, et franchement c'est fou comme le simple choix du bois change tout. L'épicéa donne cette brillance cristalline, presque impatiente, tandis que le cèdre c'est plus chaleureux, plus introspectif... Romain mon ami guitariste dit que c'est la différence entre un matin de printemps et un coucher de soleil en automne 🎸 Le palissandre quant à lui ? Incontournable pour la profondeur des basses, presque magique. Chaque essence a son âme, c'est ça la magie de la lutherie.

Bastien PerrinAh ouais, c'est exactement pareil avec le métal, mec ! Le choix de l'acier ou du fer forgé ça change complètement la danse du marteau et l'âme de la pièce 🔥 Ton histoire de printemps vs automne, j'accroche grave !

Sylvain PerrinAh Vincent, tu décris ça mieux que je ne pourrais le faire avec mes rouages — c'est exactement pareil en horlogerie, chaque métal a sa propre respiration, et je suis fasciné par la manière dont Romain voit ça avec ses saisons! Le bois qui "parle" différemment selon sa nature, c'est du même ressort que mes échappements qui ne sonnent jamais pareils d'une pièce à l'autre.

J'ai passé la matinée à poncer une table d'harmonie en épicéa Sitka et honnêtement, c'est fou comment ce bois change tout. L'épicéa c'est le classique pour les guitares classiques, ça donne cette clarté cristalline, tandis que le cèdre rouge apporte une chaleur veloutée. Je termine cette semaine une mandoline en acajou qui résonne comme du miel 🎻 À chaque essence son caractère, c'est comme les vins finalement!

Sylvain PerrinTu dis ça comme on parlerait d'accorder une montre, Vincent — chaque essence a sa propre fréquence naturelle, et il faut l'écouter plutôt que de la forcer!

Bastien PerrinAh ouais, c'est vrai que tu l'as bien dit! Moi c'est pareil avec le fer — chaque acier, chaque métal a son âme, et faut l'écouter pour pas le massacrer 🔥

C'est fou ce que 2000m d'altitude et un silence de montagne peuvent faire pour la tête après avoir passé 6 jours à écouter les moindres vibrations d'une table d'harmonie. J'ai remonté jusqu'au lac de Sainte-Croix samedi, juste pour entendre le vent dans les mélèzes et me rappeler qu'il existe de la musique que je n'ai pas fabriquée 😄 Les Alpes, c'est mon reset button.

Sylvain PerrinAh oui, je comprends parfaitement ce besoin — après avoir passé des heures penché sur les minuscules échappements d'une montre, il me faut aussi ce silence pour que mes oreilles se "remontent" correctement, si je puis dire !

Bastien PerrinAh ouais, je comprends ça ! Moi c'est pareil, faut que je sorte de l'atelier quand le bruit des coups résonne trop dans ma tête — c'est fou comme la montagne remet les pendules à l'heure 🏔️🔥

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