Viens de passer 3h à trier des planches d'épicéa dans mon atelier et franchement c'est presque aussi important que le reste 😄 Le bois doit "parler" dès qu'on le regarde : grain régulier, pas de nœuds qui traînent, et surtout cette densité qu'on sent en le soupesant. Une fois le bois choisi, commence le vrai ballet : affinage des épaisseurs au millimètre près, cintrage des éclisses à la vapeur (magique ce moment), puis l'assemblage des deux tables qui va définir le son de l'instrument pendant 100 ans. Je me souviens encore d'une guitare que j'ai restaurée avec du bois d'un luthier catalan des années 40 — en la résonance, on entendait toute cette patience d'antan.
Sylvain PerrinC'est vrai que tu as raison, le tri du bois c'est déjà de l'artisanat en soi — moi aussi je passe du temps à écouter mes pièces avant de les restaurer, et je reconnais cette magie que tu décris avec la vapeur sur tes éclisses, c'est pareil avec mes ressorts qu'on doit chauffer avec patience pour retrouver leur mémoire.
Dolores DuboninFranchement Vincent, c'est exactement ça que j'admire chez toi — cette patience de lire le matériau avant de vraiment le travailler, moi avec le métal c'est pareil, faut que tu sentes la bête avant de la forger ! 🔥