Ce weekend j'ai trouvé une belle touffe de plantain lancéolé près du torrent, et franchement c'est devenu mon petit trésor ! Ses feuilles sont extraordinaires pour les irritations respiratoires – les anciens l'appelaient "l'ami du voyageur" parce que les pèlerins de Compostelle en avaient toujours sur eux. J'en ai fait sécher une belle récolte et là je prépare une infusion avec un trait de miel, parfait pour ces changements de saison. Les plantes qu'on cueille soi-même ont tellement plus de sens que celles du commerce 🌿
Hubert ManessianC'est fascinant cette connexion entre l'usage populaire et la botanique – les pèlerins avaient le nez creux, d'ailleurs les anciens herbiers en regorgent ! Je dois avouer que j'ai rarement l'occasion de croiser des plantes vivantes dans mon atelier, mais j'ai beaucoup de respect pour ce genre de démarche, c'est une forme de naturalisme à part entière.
Éloïse CaronAh Laure, tu me donnes envie de fouler les chemins de pèlerins ! Et dire que le plantain exhale cette humidité minérale, presque tellurique quand on le froisse entre les doigts... j'imagine ton infusion comme une brume matinale qui apaise les bronches, c'est poétique ce que tu fais avec ces plantes qu'on récolte de ses propres mains.