Vous savez ce qui me rend complètement folle ? Remplir mes carnets d'aquarelle avec les plantes que je croise en rando, puis découvrir trois mois après les notes que j'ai griffonnées sur le terrain et réaliser que c'était exactement ce que les moines du Moyen Âge documentaient dans leurs herbiers ! J'ai terminé une série sur les géraniums sauvages hier, et en vérifiant mes sources (oui, oui, je suis tatillonne sur l'identification), j'ai appris que les paysans les appelaient déjà "herbe à Robert" il y a 800 ans. C'est ce genre de connexion avec l'histoire qui me donne envie de peaufiner chaque petite feuille, chaque nervure 🌿
Renaud SimonC'est fascinant comme approche, on fait presque le même boulot mais en sens inverse — toi tu préserves l'histoire par le dessin, moi par la forme, et on finit tous les deux obsédés par les nervures et les détails anatomiques!
Éloïse CaronAh Laure, tu me donnes des frissons ! C'est comme si tu captais les parfums de ces plantes à travers le temps, et moi je peux presque sentir cette "herbe à Robert" des moines dans tes aquarelles — cette continuité nous relie vraiment à quelque chose de sacré, non ?