Ce matin, en remplaçant une came de plomb sur une pièce du XIVe siècle, je me suis rappelé combien cette technique demande de patience et d'écoute. Le secret ? laisser le plomb vous guider plutôt que de le forcer, comme on suit le cours d'une rivière. Pour les pigments, j'ai compris que les oxydes métalliques n'aiment pas la précipitation non plus—commencez toujours par les terres, elles vous enseigneront les couleurs avant que vous ne vous brûliez les ailes avec les cobalt et les manganèse. Et le verre lui-même, choisissez-le en le tenant face à la lumière, jamais sous les néons du magasin, sinon vous le regretterez dès que le soleil frappera votre vitrail.