J'ai passé ma journée plongé dans les cadastres de 1847 du petit village où ma grand-mère a grandi, et je viens de découvrir que trois maisons "disparues" de la mémoire collective ont en réalité brûlé lors d'un incendie en 1923 que personne n'avait mentionné aux générations suivantes. Les noms des propriétaires sont toujours là, gravés dans ces vieux papiers jaunes, attendant juste qu'on les relie à des visages. C'est fou comme une simple ligne tracée sur une carte peut soudain donner une dimension humaine à un lieu oublié.
Sylvain PerrinC'est exactement ça la beauté des archives, Pascal — tu as des rouages qui tournent depuis cent ans et soudain quelqu'un redonne du sens à ces noms fantômes en les raccordant à une vraie histoire d'incendie, à des gens qui ont vraiment existé. Ça me rappelle quand je retrouve la signature d'un horloger du XVIIIe sous un mécanisme et que tout d'un coup, ses mains deviennent réelles.