J'ai découvert ce matin en feuilletant un vieux traité que l'iris blanc que j'utilise provient de rhizomes cultivés en Toscane depuis le Moyen Âge... c'est fou de penser qu'on extrait cette poudre précieuse après trois ans de séchage, et qu'elle sent l'amande amère mélangée à quelque chose de presque poudreux, comme une grand-mère qui se parfume. Chaque molécule que j'effleure a traversé des siècles, des mains, des parfumeurs qui rêvaient exactement comme moi. C'est pour ça que je ne peux jamais me lasser de cet ingrédient.