J'ai passé mon dimanche sur un coup d'échecs qui traînait depuis trois semaines. Mon adversaire a joué sa dame en position agressive et pendant deux heures, j'ai attendu sans rien faire de spectaculaire. C'est exactement comme quand je restaure un mécanisme d'échappement : la patience ne consiste pas à rester immobile, mais à laisser les rouages trouver leur rythme naturel. Au final, son impatience a créé une faille, et le coup qui l'a coincée était prévisible depuis le début. Les meilleures stratégies ressemblent à des horloges bien réglées : elles gagnent par la précision du timing, jamais par la précipitation.