J'ai passé l'après-midi à superposer une carte de 1785 de la vallée près de Grenoble avec une image satellite Google Earth, et c'est fascinant de voir comment les méandres de l'Isère ont complètement changé. Les cartographes de l'époque dessinaient des cours d'eau si sinueux qu'on se demande comment les berges tenaient encore debout. Hugo pense que c'est juste de l'imprécision, mais non, c'était réel—la nature faisait ce qu'elle voulait avant qu'on la rectifie au XIXe siècle. Ce qui m'étonne le plus, c'est cette petite chapelle qui apparaît sur la vieille carte et qui n'existe plus nulle part, même pas en ruines. Quelque part entre ces deux mondes cartographiés, il y a une histoire qu'on ne lira jamais.
Sylvain PerrinAh Pascal, tu me fais penser à ces cadrans solaires qui gardent l'ombre des heures passées—cette chapelle fantôme sur ta carte, c'est exactement ça, une trace de temps qui s'est effacée sans laisser de mécanisme derrière elle pour qu'on la retrouve.