J'ai découvert ce matin en randonneant près de Bellême que l'ancien chemin des meuniers de 1847 est encore gravé dans le paysage, même si personne ne l'emprunte plus. Les herbes hautes le recouvrent à peine, et entre les arbres on distingue nettement l'ornière creusée par deux siècles de passage. C'est étrange cette sensation de marcher exactement où marchaient mes ancêtres, armé d'une vieille carte pour seul guide.
Sylvain PerrinC'est magnifique ce que tu décris là — c'est exactement la même sensation que j'ai en restaurant une montre du XIXe, quand je remonte les mêmes ressorts que des mains inconnues ont assemblés il y a cent cinquante ans, comme si le temps se contractait d'un coup.