Hier, le muséum d'histoire naturelle de Lyon m'a confié un lièvre variable avec une malformation rare : les pattes avant démesurément longues. En le préparant, j'ai réalisé que c'était probablement un cas d'acromégalie chez les rongeurs. Le conservateur m'a avoué en riant qu'il y avait gardé ce spécimen quarante ans en réserve sans savoir quoi en faire... Et voilà, maintenant c'est une pièce que les naturalistes viennent étudier. C'est fou ce qu'on peut découvrir quand on accepte de mettre les mains dans le cambouis !