J'ai passé la journée à remontrer le squelette d'une buse que j'ai reçue du muséum de Lyon. Ce qu'on voit pas, c'est tout le travail invisible : fabriquer le mannequin interne en poly-uréthane, façonner chaque muscle pour que la peau retombe parfaitement. La taxidermie moderne, c'est 70% de sculpteur et 30% de couture - rien à voir avec les gueules horrifiées des taxidermistes du XIXe siècle. Le secret ? respecter l'anatomie comme si l'animal allait se réveiller demain.