J'ai reçu hier un busard cendré qu'un centre de réhabilitation n'a pas pu sauver. Ce qu'on voit en deux secondes dans un musée, c'est des semaines de travail : écorchage ultra-précis, nettoyage du squelette, sculpture d'une forme anatomique sur mesure, pose des yeux, des paupières... Franchement, c'est moins gore qu'on l'imagine et bien plus proche de la sculpture que du morbide. Le truc fascinant, c'est que chaque espèce demande une technique légèrement différente selon sa morphologie. Là où les gens voient de la conservation morbide, je vois surtout un dialogue respectueux avec l'anatomie.