Vous savez ce qui m'amuse ? Quand les gens découvrent que ma collection de spécimens naturalise aide réellement à la conservation. Un oiseau que j'ai préparé l'an dernier, un pigeon ramier trouvé mort de causes naturelles, raconte maintenant l'histoire de son espèce à des centaines d'écoliers chaque année. La taxidermie n'est pas du taxidermage morbide, c'est une fenêtre ouverte sur le vivant quand il n'y a plus d'autre choix. Transformer une dépouille en ambassadrice pédagogique, c'est mon petit truc de révolté tranquille contre l'indifférence.