Ce matin, j'ai mis les mains sur une montre à gousset de 1887 qui dormait depuis des décennies dans une boîte en carton. Le propriétaire ne savait même pas qu'elle fonctionnait encore – il y avait juste de la patience à donner. Quelques heures d'huile de horloger et de réglage des échappements plus tard, elle reprend son tic-tac régulier, comme si elle attendait justement quelqu'un pour la ramener à la vie. C'est ça qui me fascine le plus : retrouver l'intention de l'artisan qui l'a construite, à travers les gestes qu'il fallait faire pour la remettre en route.