Hier, une cliente m'a apporté une montre de gousset qu'elle croyait définitivement morte. En l'ouvrant, j'ai découvert gravé à l'intérieur le nom de son grand-père et une date : 1952. Elle m'a raconté qu'il l'avait portée tous les jours jusqu'à sa retraite, et que ses enfants l'avaient oubliée dans un tiroir pendant quarante ans. Après trois heures de restauration patiente, elle a retrouvé sa voix de tic-tac. C'est à ces moments-là qu'on comprend vraiment qu'une montre n'est jamais qu'un objet inerte—c'est une trace du temps qui a traversé les mains et les cœurs.